Le programme « Atlas topographique de Lugdunum » a été mis en œuvre à partir de 2001 dans le cadre d’un projet collectif de recherche (PCR), autorisé et subventionné par l’Etat (Ministère de la Culture, DRAC Rhône-Alpes).

Rattaché à l’UMR 5138 (http://www.archeometrie.mom.fr/PCRAtlas.html) le groupe de recherche comprend 30 chercheurs appartenant aux diverses institutions archéologiques impliquées dans l’archéologie lyonnaise : Ministère de la Culture (DRAC Auvergne-Rhône-Alpes), Ville de Lyon, Inrap, Métropole, Université de Lyon, CNRS, opérateurs privés, et chercheurs bénévoles.

Depuis 2001, 72 feuilles d’atlas ont été mises en œuvre. Chaque feuille, au format A3, couvre une superficie de 10,5 ha. Ces feuilles correspondent à l’emprise urbanisée de la ville à l’époque antique, (environ 330 ha) et à une partie de son suburbium. La période adoptée pour la représentation cartographique concerne la seconde moitié du Ier siècle après J.-C. et le IIe siècle, période qui correspond à une phase d’expansion topographique de la ville et d’équipement publics maximale : théâtre, odéon, cirque, sanctuaires, thermes...

Depuis 2012, le groupe de recherche s’est investi dans la finalisation d’un premier volume d’atlas consacré à Fourvière, la ville haute de Lugdunum. Son emprise comprend 13 feuilles au  1/1000, mais les feuilles les plus denses (Verbe Incarné, Théâtres, Thermes de la rue des Farges) comprennent plusieurs états chronologiques. Les résultats des chantiers y sont présentés sous forme de notices thématiques abondamment illustrées et accompagnées de cartographies. Ces notices sont suivies de réinterprétations collégiales faites à la lumière des connaissances d’aujourd’hui.

Mais ce premier volume comprend également des textes introductifs et des éléments de synthèse : Histoire des recherches, cadre naturel, Lyon avant Lugdunum, Lyon dans l’Histoire, l’apport des sources textuelles et de l’épigraphie à la connaissance de la topographie, les matériaux de construction, la mise en place et l’évolution des réseaux viaires, aménagements hydrauliques, architecture publique et domestique...

L’ensemble offrant une synthèse renouvelée globale sur l’état des connaissances de la ville gallo-romaine.

L’année 2016 et le début de l’année 2017 a consisté à finaliser le premier volume en terminant les derniers textes, mais surtout à rechercher et vérifier l’illustration. La mise en place d’un contrat de deux mois de vacations a été décisive pour l’aboutissement de cette tache.

Le manuscrit du premier volume est aujourd’hui terminé. Il représente 850 pages de texte accompagnées de près de 1 000 illustrations (cartes et photographies). Il devrait être publié dans les suppléments de la Revue archéologique de l’Est (RAE) qui a donné son accord, sous réserve de financement.

La Commission nationale pour les publications archéologiques du ministère de la Culture (CPDRA) vient d’examiner en mai 2017 le manuscrit et nous sommes en attente de connaître le montant de la subvention qui sera allouée par l’État au projet d’édition.

 Depuis 2001, l’ALPARA a assuré la gestion financière des crédits accordés au PCR par l’Etat : (frais de déplacements de chercheurs, frais de repas, reproductions, fournitures, règlements des factures des prestataires (dessin…). Enfin en 2016 l’ALPARA, à partir des crédits alloués par la DRAC, a été employeur de la personne chargée de la finalisation de l’illustration du volume I (M. Julian Castelbou).